• A quoi servent les « Matinées du yoga » ?

     

    Répondre à une demande :

    Depuis janvier 2014, j'anime 2 fois par an les « Matinées du yoga ». Après le « pourquoi pas toi ? », l’idée a fait son chemin et je suis heureuse aujourd’hui d'en être à la 5ème « édition ».

     

    Approfondir des thèmes :

    Alors que la séance hebdomadaire privilégie l’écoute du corps et la détente, ces « Matinées du yoga » sont pour les élèves le moyen de recevoir un enseignement plus riche. Les stages permettent de satisfaire leur curiosité et d’avoir une pratique plus longue avec une trame spécifique. Bien sur, en raison du temps imparti, chaque thème ne peut être complètement détaillé. Ces manques sont une invitation pour chacun de faire ensuite ses propres recherches. 

    A quoi servent les « Matinées du yoga » ?

     

    Enseigner pour apprendre :

    Il m’est difficile d’apprendre quelque chose si je sais par avance que ça ne sera pas transmis. Comme le dit Jean de la Fontaine : «  Il s’enseigne lui-même celui qui croit enseigner à autrui ». Si donner des cours hebdomadaires réclame déjà une préparation rigoureuse, pour ces matinées je ne compte pas le temps de travail. Je choisi des thèmes que je  désire approfondir ou ceux qui m'ont été proposés. C’est ainsi l’occasion de faire des recherches, de les mettre en forme, de les intégrer….et de les transmettre.  Pendant le stage, les questions et les remarques des élèves sont une façon supplémentaire d’affiner mes connaissances.

     A quoi servent les « Matinées du yoga » ?

     

    Se rencontrer :

    Les stages sont l’occasion pour les pratiquants de changer d’enseignant, de découvrir d’autres façons de pratiquer le yoga et pour l’enseignant de s’enrichir en trouvant une émulation dans les échanges.

     

    A quoi servent les « Matinées du yoga » ?

    Les élèves venant de lieux différents sortent de leur cadre et de leurs habitudes et ceux qui pratiquent avec moi  se retrouvent dans une ambiance différente en accueillant de nouvelles personnes.

    L’animation autour de la préparation du jus de fruits/légumes et du repas partage sont également de bons moments conviviaux.

     A quoi servent les « Matinées du yoga » ? A quoi servent les « Matinées du yoga » ?

     

     

     

     

     

     

     

    Remercier :

    J’ai beaucoup de gratitude envers tout ce que le yoga ne cesse de m’apporter que ce soit  à travers la formation initiale, mais aussi les cours et stages auxquels je continue à participer en tant qu’élève. Ces apprentissages sont toujours très motivants et je suis toujours étonnée de toutes les possibilités et ouvertures que propose le yoga autant sous ses aspects techniques, philosophiques que humains.

     A quoi servent les « Matinées du yoga » ?

    Gagner un peu d’argent :

    Comme beaucoup d'enseignants de yoga le constatent, donner sept ou huit cours de yoga par semaine est insuffisant pour en vivre.

    Puisque le thème de l'argent est évoqué: Il est couramment émis que le yoga étant une discipline spirituelle, la  notion d'argent devrait être absente.

    Je réponds à cela qu'être professeur de yoga en occident en 2016 n'est pas à comparer avec un gourou indien du siècle dernier qui gardait son élève auprès de lui, lui faisant contribuer aux tâches du quotidien.

    Les demi-journées de stage que je propose coûtent 12 euros. Elles comprennent la séance de 3 heures, la restauration, l'animation jus et une synthèse du cours envoyée après le stage. Je continuerai à pratiquer ces petits prix car je préfère transmettre des messages et une pratique  au plus grand nombre plutôt qu'à quelques privilégiés.

    L'argent est à considérer comme une énergie fluide, une manière pratique de partager des biens et des services et non pas un moyen de s'enrichir en exploitant autrui. En ce qui me concerne, les gains des stages sont utilisés pour continuer à me former en participant à des stages annuels (que je décris dans cette page)...à savoir que 6 jours de stage avec la Fédération coûte entre 700 et 900 euros.  

     

    Un grand merci à toutes et tous

     
     A quoi servent les « Matinées du yoga » ?

     

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  • Yoga: le corps au service du mental

     Cette phrase revient souvent: "Je ne vais pas faire du yoga, je ne suis pas assez souple"

    C'est une mauvaise compréhension du yoga. "Faire du yoga" se résume fréquemment par le fait  de réaliser uniquement des postures. Dans la réalité, le yoga c'est tout cela.

    Le but des postures n'est pas de  faire  une séance de gymnastique  pour devenir souple et musclé. Cependant, la pratique régulière rendra le corps plus vigoureux et plus souple.

    Si une posture est jugée difficile, la pratiquer d'abord mentalement, c'est à dire s'imaginer en train de la réaliser. Puis faire des mouvements à peine perceptibles. Peu à peu, le corps, de lui même, accompagné par la respiration, aura envie d'explorer plus loin et amplifiera le mouvement naturellement. La sagesse sera de s'arrêter juste en deçà de ses possibilités pour laisser la respiration fine et fluide. Car dès lors que nous sommes dans le volontarisme, il y a une idée de résultat...et donc de futur. Alors, apprendre peu à peu à ne pas avoir d'objectif (très difficile pour les occidentaux!) en se laissant porter dans l'instant par la posture.

    Les postures (asana) doivent se vivre avec le mental. La difficulté est d'être toujours présent au corps, à la respiration, aux flux des pensées. Dès que nous nous rendons compte que nous nous sommes égarés dans les pensées, revenir inlassablement sur le souffle et le corps. N'être que dans le ressenti, ne rien attendre de la posture. Juste être observateur.

    Marie-Eve novembre 2011

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  •  
     Le yoga est une discipline originaire de l’Inde plusieurs fois millénaire. Elle a donc  fait ses preuves !
     Le yoga est un ensemble de techniques corporelles et respiratoires qui vise à unifier l’être humain sur les plans physique et psychique et à nous  relier à l’instant présent.
     C’est une science qui ne vise pas la performance mais l’écoute et la connaissance de soi. Aussi, une posture alliée au souffle et à la concentration permettra de progresser dans la douceur.
     Pendant la séance, alors que notre corps s’assouplit et se fortifie, que notre respiration devient plus consciente, notre activité mentale peu à peu se réduit et nous amène ainsi à découvrir un bien-être physique et un calme intérieur.
     C’est grâce à une pratique régulière que cet état s’imprime peu à peu dans notre quotidien. La connaissance de notre corps nous amène à être plus vigilant dans notre manière de nous mouvoir. La conscience de nos pensées et de nos émotions nous permet de prendre du recul face aux évènements. En définitive, nous gagnons en sérénité en acquérant un bien-être physique, une meilleure santé, une réconciliation avec nous-mêmes et une meilleure relation avec les autres.
     Le yoga est un chemin d’exploration nous libérant de nos conditionnements nous portant vers la Joie.
     
    Marie-Eve Août 2013
    Le yoga: chemin de libération
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  • "Je ne suis pas spirituel, je suis matérialiste"

    Voilà une phrase entendu à plusieurs reprises. Des personnes vous regardent d'un air condescendant et vous laisse entendre qu'être spirituel c'est ne pas avoir les pieds sur terre. Ils sont concrets, eux, au moins! *:) Heureux

    Entendre par matérialiste, ceux qui pensent que n'existe que la matière, ce qu'on peut toucher, qui est résistant et dur. Dans l'antiquité grecque, c'est ainsi que l'on définissait la matière. Nous savons aujourd'hui, grâce aux sciences, que ce n'est pas exact. Pour aller un peu plus loin, découvrez le physicien Franck Hatem.

    Pourtant, la plupart des personnes qui se donnent l'étiquette de matérialiste vivent dans un monde de pensées et ne le réalisent pas un seul instant. Ils jugent, interprètent, s'identifient à leur histoire, à leur rôle social,...

    Être spirituel, c'est tout simplement être connecté avec la réalité qui se déroule dans l'instant. C'est voir ce qui est là en soi et autour de soi sans que le mental, avec ses projections liées à son histoire, n'interfère. Quoi de plus concret!

    Cela était pour introduire le sujet mais en fait, se dire matérialiste ou spirituel ne reste dans les deux cas, que des étiquettes car nous ne sommes ni l'un ni l'autre et en même temps les deux. Les mots sont juste des repères pour se faire comprendre mais sont bien limités pour dire que ce que nous sommes réellement.

    Pour faire très court: nous avons un corps (notre matière) qui a besoin d'énergie (notre respiration avant les aliments) et un mental (pour réfléchir). Nous percevons le monde avec nos sens qui sont une porte entre l'intérieur et l'extérieur.

    Est-ce que les matérialistes se sont déjà posés la question de qui pouvait ressentir ou observer le corps et le mental? Qui ressent les émotions?

    Qu'est ce qui est réel? Le corps, les pensées et les émotions qui changent constamment ou est-ce Celui qui observe tout cela? 

    Qui est donc Celui-ci?

    Il a été écrit des milliers de pages à ce sujet. Pour l'heure, les curieux pourront toujours avoir un début d'éclairage en allant lire cet article *;) Clin d’œil

     Marie-Eve mars 2015

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  • Le yoga pour se défaire de ses illusions et vivre dans le présent

    Durant tout le temps où nous sommes sur notre tapis de yoga, il nous est demandé de nous concentrer sur notre corps, sur notre respiration, sur toutes les pensées ou émotions qui nous traversent.

    Pourquoi?

    Parce que le yoga est un outil nous apprenant à diminuer le bavardage intérieur inconscient et incessant afin d'apaiser notre mental.

    Au quotidien, dès que nous ne sommes plus présents à nous-mêmes, le bavardage interne revient aussitôt. Il suffit d’un mot, d’un bruit, d’une odeur, d’une pensée, et nous voila repartis inconsciemment dans notre monologue. Parfois nous rions des personnes qui parlent seules dans la rue, pourtant nous faisons exactement la même chose silencieusement.

    De cette observation,  nous pouvons nous apercevoir que ces conversations silencieuses ne parlent que de nous par rapport aux autres ou aux situations. Nous sommes la plupart du temps focalisés sur ce que les autres pensent de nous, ce que les autres doivent faire pour nous, de quoi nous aurons l’air dans telle situation,… Nous pouvons être déçus lorsque les autres ne répondent pas à nos exigences, qu’ils ne nous comprennent pas, que nous ne nous sentons pas aimés. Nous pouvons observer que la plupart de nos discours silencieux sont des considérations constantes sur le refus de situations, qu’elles aient déjà eu lieu ou de celles dont on espère ; par exemple, la météo, la saveur d’un plat, le fait de commencer la séance de yoga debout ou allongé, sur un tel qui aurait dû ou aurait pu faire ceci ou cela,...  

    Le monde gravite autour de nous et nous en sommes le centre en étant bien souvent à la recherche de reconnaissance. Nous nous mettons en situation d’attente avec des scénarios sans nous rendre compte que ceux-ci ne sont pas la réalité mais uniquement des illusions qui nous empêchent de vivre l’instant présent. Par exemple, nous sommes capables, et avec beaucoup de facilité, de construire des scénarios invraisemblables quand une connaissance ne nous a pas dit bonjour.

    Le yoga nous apprend à nous observer, et en étant conscient, apprend à nous connaître et à nous libérer de tout ce qui est de l’ordre de l’imaginaire.

    Dès que nous constatons  que notre mental est parti à la dérive dans diverses pensées, nous nous reprenons en nous focalisant sur nos perceptions physiques et notre respiration. Comme il est souvent rappelé, nos pensées sont comme un singe qui saute de branches en branches,  il faut donc donner un os à ronger au mental qui sera cette concentration sur soi ou sur un objet.  Bien sur, cela ne va durer que quelques secondes et il faudra y revenir sans cesse. 

     Le yoga est un chemin difficile où la persévérance (tapas) doit être toujours présente à l’esprit.

    Grâce à cette observation, nous pouvons apprendre peu à peu à nous détacher du regard d’autrui en donnant moins d'importance à ce que les autres peuvent penser de nous. Nous nous évitons ainsi de faire tourner des pensées négatives en boucles dans notre esprit.  En effet, ces pensées font souffrir notre ego, se répercutent dans notre corps sous forme de tensions, nous font perdre notre énergie et peuvent nous rendre malade. 

    Aussi, se détacher de l'opinion d'autrui, c'est cesser d’avoir constamment ce besoin que les autres nous reconnaissent et que, finalement, fassent de nous des personnes constamment frustrées et dépendantes. Dès lors que nous réalisons que nous sommes en train d'exiger quelque chose des autres, essayons d’inverser la tendance pour mener les exigences envers nous-mêmes, sur ce que nous pouvons améliorer en nous.

    Si nous arrivons à développer ces différents points, nous serons beaucoup plus en harmonie avec nous-mêmes, en paix avec les autres et avec les situations.


    Plus nous saurons vivre dans le présent et le contentement, plus nous vivrons libres et heureux.

    Marie-Eve  - 19 janvier 2012

     

    Ne croire que ce que vous avez vous-même expérimenté ou mûrement réfléchi.

     

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